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.: La consommation d'air : introduction :.

Toute plongée en bouteille s'effectue avec une quantité limitée d'air. Il est donc indispensable de savoir contrôler la consommation de cette quantité d'air au cours de la plongée afin de pouvoir effectuer une remontée et d'éventuels paliers tout en concervant une marge de sécurité suffisante (la réserve d'air de 50 bars). Cela passe par la consultation de son manomètre mais aussi par la compréhension de certaines notions permettant d'évaluer son autonomie en air en fonction de différents paramètres et principalement en fonction de la profondeur.

.: Consommation d'air et profondeur :.

Rappel : la Loi de Mariotte établit qu'à température constante, le volume d'une masse gazeuse est inversement proportionnel à la pression qu'il subit. Ou encore P1V1 = P2V2

La ventilation de l'Homme en surface lors d'un effort modéré est d'environ 15 à 20 litres d'air par minute. L'air est alors à une pression de 1 bar. A 10 mètres de profondeur, d'après la loi de Boyle-Mariotte, l'air est deux fois plus dense. Donc lorsqu'un plongeur respire 1 litre d'air à cette profondeur, cela correspond à 2 litres d'air en surface.

On voit donc que la consommation en air augmente avec la profondeur. Un plongeur ayant une autonomie d'air de 2 heures en surface vera cette autonomie être divisée par 2 à 10 mètres (et donc passer à 1 heure), par 3 à 20 mètres (soit 40 minutes).

.: Calcul d'autonomie :.

Exemple : calculons l'autonomie à 30 mètres de profondeur d'un plongeur respirant 15 litres d'air par minute et disposant d'un bloc de 12 litres à 200 bars.

Deux méthodes peuvent être utiliser pour connaître son autonomie :

autonomie - consommation d'air

 

Méthode 1 : calculer sa consommation en litres équivalent surface à la profondeur donnée.

Une consommation de 15 litres d'air à 30 mètres (4 bars) par minute correspond à :

15 * 4 = 60 litres d'air par minute en équivalent surface. Il suffit alors de diviser le volume d'air disponible en surface par 60 soit :

(12*200)/60 = 2400/60 = 40 minutes. Le plongeur pourra rester 40 minutes.

autonomie - consommation d'air

 

 

Méthode 2 : calculer le volume d'air disponible à la profondeur donnée.Les 2400 litres d'air disponibles en surface dans le bloc correspondent à 2400 / 4 = 600 litres d'air à 4 bars.

Le plongeur consommant 15 litres d'air par minute, on obtient une autonomie de 600 / 15 = 40 minutes.

 

 

.: La réserve :.

Nous avons vu ci-dessus 2 calculs simples d'autonomie. Cependant pour être plus complet il convient de calculer son autonomie en tenant compte de la marge de sécurité. En effet tout plongeur doit remonter en surface en ayant conservé une pression de 50 bars dans sa bouteille : c'est ce qu'on appelle communément la réserve.

Il convient donc de retirer de la pression initiale de la bouteille les 50 bars de la réserve. Le volume d'air disponible en surface pour un bloc de 12 litres gonflé à 200 bars est alors de (200-50)*12 = 1800 litres d'air. On obtient alors les calculs d'autonomie suivants :

Méthode 1 : Le plongeur consomme 60 litres d'air par minute en équivalent surface. Son autonomie est de 1800 / 60 = 30 minutes.

Méthode 2 : Les 1800 litres d'air disponibles en surface correspondent à 1800 / 4 = 450 litres à 30 mètres. Le plongeur consomme 15 litres d'air par minute, son autonomie est donc de 450 / 15 = 30 minutes.

.: Autres paramètres :.

D'autres paramètres influent sur la consommation d'air du plongeur, et donc sur son autonomie :

- Le niveau de stress, généré par exemple par des conditions de plongée difficiles (faible visibilité, courant), augmente la consommation d'air.

- Le froid a aussi un effet sur notre ventilation et augmente la consommation d'air.

- L'équipement : un lestage mal adapté, une combinaison ou un gilet stabilisateur trop sérré par exemple provoquent une surconsommation d'air.

- L'entrainement physique : une bonne hygiène de vie, un entrainement régulier en mer ou en piscine permettent de diminuer la consommation.

- Un comportement "nerveux" : palmage inefficace ou rapide, mouvements de bras... ont aussi un effet néfate sur la consommation.

- Le facteur physilogique : chaque individu à une consommation "de base" qui lui est propre.

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Coup de Pouce Plongée - Copyright © Pascal Moreau 2005

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