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.: La surpession pulmonaire :.

Le barotraumatisme des poumons, couramment appelé la surpression pulmonaire est le plus grave des barotraumatismes puisqu'il porte directement atteinte au mécanisme de la respiration de l'organisme. Heureusement ce barotraumatisme est très rare car le simple geste d'expirer pendant la remontée permet de l'éviter. Cependant certains phénomènes physiologiques (ex : crise d'asthme) ou psychologiques (panique) pouvant arriver au cours de la plongée peuvent être à l'origine de cet accident.

.: La respiration :.

Surpression pulmonaire

Chez les mammifères et donc chez l'être humain on observe ce que l'on appelle une respiration à tension fonctionnant sur le principe d'une pompe aspirante assurant l'inspiration et l'expiration alternées de l'air. Cette "pompe" est actionnée par les muscles intercostaux et le diaphragme. En effet, en se contractant ou se décontractant ces muscles font varier le volume de la cavité thoracique et donc font varier la pression de l'air contenu dans les poumons par rapport à la pression atmosphérique :

- Lors de l'inspiration le diaphragme et les muscles intercostaux se contractent, ce qui a pour effet d'abaisser le diaphragme et donc d'augmenter le volume de la cavité thoracique. La pression de l'air contenu dans les poumons devient alors inférieure à la pression atmosphérique, l'air s'engouffre dans les cavités nasales et buccales, traverse successivement le pharynx, le larynx, la trachée et les bronches pour se retrouver dans les poumons.

- Lors de l'expiration le diaphragme et les muscles intercostaux se relâchent, le volume de la cavité thoracique diminue et l'air contenu dans les poumons, dont la pression devient supérieure à la pression atmosphérique est rejeté.

Barotraumatisme poumon

 

 

La respiration à pour but de fournir à l'organisme de l'oxygène, carburant essentiel au fonctionnement cellulaire, et de rejeter l'un de ses déchets : le CO2. Il faut donc qu'il y ait des échanges entre l'air contenu dans les poumons et la circulation sanguine, qui transporte l'oxygène et le CO2. Ces échanges se font au niveau des alvéoles qui mettent en contact l'air et le sang, via des capillaires sanguins. Ces alvéoles sont extrêmement fragiles et sont directement touchées en cas de surpression pulmonaire.

 

 

 

.: Causes et symptômes de la surpression pulmonaire :.

Le phénomène physique entrainant la surpression pulmonaire est simplement une application de la loi de Boyle Mariotte : l'air inspiré en profondeur se dilate lors de la remontée, donc si cet air n'est pas rejeté le volume des poumons augmente et si la limite d'élasticité des alvéoles pulmonaires est dépassée celles-ci se déchirent.

Le simple fait de respirer normalement à la remontée permet d'éviter cet accident, celui-ci n'arrive donc que très rarement lorsque cette respiration ne peut plus se faire normalement, par exemple :

- à cause de spasmes

- à cause d'un blocage de la glotte

- à cause d'une crise d'asthme

- à cause d'une piqûre au niveau de la gorge

- à cause d'un détendeur bloqué

- lors d'une remontée panique

 

Les symptômes de la surpression pulmoniare sont les suivants :

- Gène respiratoire

- Douleur thoracique

- Spume rosatre

- Crises de type épileptique

- Différentes formes de paralysie

- Etat de choc

- Syncope

.: Prévention et conduite à tenir :.

La prévention est simple : ne jamais bloquer sa respiration lors de la remontée !

Cette règle est d'autant plus importante que l'on se rapproche de la surface, les variations de pressions étant alors plus importantes.

De même en cas de remontée rapide il faut penser à insister sur l'expiration.

N'oubliez pas non plus d'expirer lorsque vous remontez alors que vous n'avez pas votre détendeur en bouche, par exemple lors d'un exercice ou d'une remontée à 2 sur un embout.

Il est aussi absolument déconseillé de donner de l'air à un apnéiste. En effet celui-ci n'a pas le réflexe d'expirer lors de sa remontée, ce qui peut entraîner une surpression pulmonaire grave. En cas de nécessité absolue de donner de l'air à un apnéiste il faut absolument le maintenir et le forcer à expirer (le plus simple étant alors de le faire respirer sur son détendeur de secours où sur celui de son guide de palanquée).

 

On a vu que la surpression pulmonaire est un accident grave, pouvant mener à la paralysie, au pneumothorax et même à la mort. La conduite à tenir lors d'un tel accident est alors une conduite d'urgence :

- Prévenir le directeur de plongée ou le responsable sur le bateau (signe de détresse).

- Appeler les secours.

- Insuffler à l'accidenté de l'oxygène pur et ceci jusqu'à l'arrivée des secours. Cet oxygène permettra la survie des cellules, cette mesure est donc indispensable.

- Réchauffer et réconforter l'accidenté.

- Les membres de la palanquée doivent fournir un maximum de renseignements sur les paramètres de la plongée et les circonstances de l'accident.

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Coup de Pouce Plongée - Copyright © Pascal Moreau 2005